POEME D'HIER
POEME D’hier
MERRILL Stuart
1863 – 1915
MON FRONT PALE…
Mon front pale est sur tes genoux
Que jonchent des débris de roses ;
O femme d’automne, aimons nous
Avant le glas des temps moroses.
Oh ! Des gestes doux de tes doigts
Pour calmer l’ennui qui me hante!
Je rêve à mes aïeux les rois
Mais toi, lève les yeux, et chante.
Berce moi des dolents refrains
De ces anciennes cantilènes
Ou, casqués d’or, les souverains
Mouraient aux pieds des châtelaines,
Et tandis que ta voix d’enfant,
Ressuscitant les épopées,
Sonnera comme un oliphant
Dans la danse âpre des épées,
Je penserai vouloir mourir
Parmi les roses de ta robe,
Trop lâche pour reconquérir
Le royaume qu’on me dérobe.
Diffusion François Beauval
1ér trimestre 1975
J G R C
06h45